Wallonie: jusqu’à 480 euros d’indemnité pour les propriétaires de panneaux photovoltaïques

Belga

Le gouvernement wallon s’est accordé sur l’indemnisation des propriétaires de panneaux solaires touchés par des décrochages de leur onduleur. Le montant du dédommagement dépendra de la puissance du raccordement électrique, rapporte L’Echo.

Les discussions étaient en cours depuis plusieurs mois au sein du gouvernement wallon concernant l’indemnisation des propriétaires de panneaux photovoltaïques impactés par les décrochages répétés de l’onduleur de leur installation. Un dysfonctionnement qui leur fait perdre de la production d’énergie.  

Selon les informations de L’Echo, un accord a été trouvé entre les partis PS-MR-Ecolo, fixant une indemnité de 48 euros par kilovoltampère (kVA), représentant la puissance du raccordement électrique. Ce montant pourrait entraîner un remboursement allant jusqu’à 480 euros par an par les gestionnaires de réseau de distribution (GRD), indépendamment des pertes réelles liées au décrochage de l’onduleur. Environ 80.000 ménages pourraient être concernés, selon les chiffres les plus récents. 

Initialement, La Commission wallonne pour l’Energie (CWaPE) avait proposé une indemnité forfaitaire annuelle de 55 euros pour une installation moyenne en cas de décrochage de l’onduleur (soit 12,31 euros par kWe selon les chiffres du premier semestre 2023), à la demande du ministre de l’Énergie Philippe Henry (Ecolo). Ce qui avait fait bondir l’asbl BeProsumer et Testachats.  

Un réseau inadapté  

Pour l’association de défense des propriétaires de panneaux photovoltaïques dont le président Régis François s’exprimait sur notre site en septembre dernier, la compensation proposée n’était clairement pas assez élevée,  « inacceptable » et « dangereuse » même par rapport au préjudice subi par des dizaines de milliers de prosumers. « Ces 55 euros d’indemnisation moyenne proposés par le régulateur correspondent à 120 kWh, soit environ 3% de la production d’un prosumer dont l’onduleur décroche. Or, certains perdent 30, 40 voire même 50 % de leur production chaque année », nous détaillait à l’époque le président de l’asbl. Pour lui, des solutions durables, telles que les systèmes de stockage communicants et intelligents, doivent offrir une alternative bien plus viable.  

BeProsumer martèle également que la priorité doit être la mise à jour et l’adaptation rapide du réseau. « Ce que nous demandons aujourd’hui, ce n’est pas de l’argent, c’est d’avoir un réseau qui fonctionne. La transition énergétique exige aussi que l’on puisse injecter cette énergie verte directement dans le réseau. » 

Une réunion inter-cabinets est programmée ce mardi pour finaliser les détails techniques de cet accord.

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